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" Dans une société où nous sommes censés ne penser qu'à ça, qui fait vraiment l'amour ? Pas ces jeunes gens qui restent vierges jusqu'à leur mariage. Pas ces asexuels ou ces non-libidoïstes qui refusent toute référence à la sexualité. Moins encore ces êtres à qui leur religion interdit de nourrir la pensée de la concupiscence. Mais le font-ils davantage, ces célibataires qui rêvent d'accéder au corps de l'autre ? Prennent-ils leur pied, ceux qui voient leur partenaire se refuser à eux ? Jouissent-ils, ces internautes qui virtualisent la rencontre à travers un écran ? Connaissent-ils de grands émois, ceux qui redoutent d'être défaillants et s'empêchent de le vérifier ? J'ai recueilli les témoignages de ceux qui, par choix ou par contrainte, ne font pas l'amour. Je les ai recoupés avec les réflexions des spécialistes de la sexualité. De cette enquête, il résulte que les Occidentaux ne se sentent plus coupables de ne pas le faire. Ces expériences singulières nous invitent alors à méditer sur la place du plaisir dans nos existences, au-delà de la réclame qui en est faite. "

Mon avis :

Décrié par certains sur AVEN principalement parce que la définition du livre ne correspond pas  stricto senso  à celle du forum, à savoir : « asexuel : personne qui n’a pas de désirs sexuels pour autrui », et au but recherché par AVEN que la définition d’asexuel ne corresponde qu’à « nous ».

Il n’empêche qu’au point de vue étymologique et grammatical, la définition de Jean-Philippe de Tonnac est la bonne, puisqu’il utilise le « a » privatif !

Définition que j’utilisais personnellement, bien avant la création d’AVEN :
« Je suis asexuel, avec le A privatif »

J’avais tenté de faire comprendre ce point de vue étymologique sur ce forum, mais aussi de défendre le fait que l’union fait la force, et que peu importe la raison de « notre absence de sexualité » , le but étant de nous faire entendre en tant que « non pratiquants » !

Pourtant, cette polémique n’a pas vraiment lieue d’être, puisque, page 15 (et sachant qu‘il débute à la page 11 !!!!), Jean-Philippe de Tonnac est on ne peut plus clair : « les asexuels s’organisant comme quatrième sexualité (celle qui ne l’a fait pas) et sur la toile, prennent enfin la parole » en citant AVEN.

Ce livre est très intéressant car il parle de toutes les formes d’absence de sexualité, que ce soit par abstinence, asexualité « normes AVEN », ou autres !

Il est cependant regrettable que Jean-Philippe de Tonnac n’ait pas trouvé les témoignages nécessaires pour étoffer son chapitre sur « nous » (entre autre l’un des témoins vivait une période de « no sex » temporaire, puisque, aujourd’hui, il a reprit une vie sexuelle). Mais il avait découvert le forum avec l’article du monde 2, époque où AVEN francophone était encore à ses débuts (c’est le même article qui m’a amené à le découvrir) et où il était écrit : « (…) mais comment trouver des asexuels ailleurs que sur AVEN ? Notamment en France ? « notre site chez vous est très récent, explique David Jay, et vraiment, non, je n’ai pas de contact à vous conseiller.» Le site français, en effet, paraît peu actif et les débats inexistants. » !!! Soyons lucides, notre forum n’a pris de la vie que quelques mois après ! Pas au moment ou Jean-Philippe de Tonnac faisait son enquête. Aurait-il eu plus de réactions s’il avait posté directement sur le forum ? Si j’en juge par la frilosité des membres pour répondre, à peine quelques mois plus tard, à agnes giard , j’ai des doutes ! Aurais-je moi-même osé participer aussi vite ? Je l’ignore (sauf si j’avais vu le visage avenant de l’enquêteur !)

Autre sujet de polémique sur le forum : le sous-titre « …. » que l’on continue à attribuer à Jean-Philippe de Tonnac ! Je répète donc, une fois de plus, en espérant qu’enfin ce sera clair pour tous les Avenistes, que le sous-titre n’est PAS de l’auteur mais de l’éditeur !

Et je tiens cela de l’auteur lui-même, car j’ai eu la chance de le rencontrer lors de mon dernier passage à Paris. Je regrette qu’à ce moment là, je n’avais pas encore eu l’occasion de trouver son livre !

Jean-Philippe de Tonnac est un homme ouvert, très agréable, et je regrette de n’avoir pas pu bavarder plus longtemps avec lui, à cause d’emplois du temps trop chargés (le sien comme le mien)

Un livre passionnant !