Gianni le A

Etre Asexuel aujourd'hui

06.12.06

Lorsque A et hyper-sexuels se tendent la main…

Lorsque Asexuels et hyper-sexuels se tendent la main…

Aussi surprenant que cela puisse paraître à certains, les deux extrêmes peuvent se comprendre, se soutenir ! Je relaye ici le témoignage de Samael.

Il existe trois types d'hypersexualité. Deux d'entre eux ont leur réseau.

-  Les prédateurs sexuels: des institutions et le système judiciaire s'en occupent.
- Ceux qui souffrent de dépendance et de compulsion, liés ou non à certaines maniaco-dépressions; ils ont également des réseaux et des ressources.
- Mais il existe une autre, large, hypersexualité, dont on parle peu. Elle est hormonale, les sites médicaux en parlent brièvement, mais elle n'est pas une maladie. Des gens, des hypersexuels, fonctionnent en société; ils n'ont et n'auront aucun casier judiciaire, n'agresseront jamais personne, ne feront ni de harcèlement ni d'abus sexuels. Leur hypersexualité n'est pas compulsive, elle ne les écrase pas, mais elle exige d'être vécue.

Ces gens souffrent d'autres aspects de leur «condition», ou plutôt, de leur identité. Ils doivent se cacher, ils sont objet de honte; ils sont sujets aux injures: «pervers», «porc», etc... On les perçoit comme anormaux, débalancés, vicieux. Ils sont victimes de discrimination, de préjugés, de jugement. On les confond avec les abuseurs; on les traite de malades.  On se méfie d'eux. Alors ils mentent. Ils cachent leur identité.

Ils ont besoin d'une association, d'un réseau d'entraide de support moral, qui ne soit qu'à eux. Une association qui leur permettrait de dire: j'existe, je ne fais de mal à personne, je suis un hypersexuel, ça fait partie de mon identité, de ma vie, c'est ce que je suis. J'ai droit au même respect que les autres humains, car j'en suis un, à part entière. Je veux être respecté, comme je respecte les autres. Toutes les bestioles sexuelles étranges comme nous :o) ont leur association: gays, lesbiennes, asexuels, etc. Les hypersexuels n'en ont aucune.

Je suis un hypersexuel. Je fais mon Coming out, car c'en est bel et bien un. Il a tout un impact autour de moi et EN moi. Mais comme un Coming out est libérateur! L'on passe de victime au siège du pilote! L'on s'empare de notre identité, elle est nôtre, et l'on montre par cette affirmation que les insultes et les préjugés sont inutiles, car notre existence est affirmée. Que de tension résolue en soi!

Je n'ai jamais agressé, ni harcelé, ne le ferai jamais. J'ai appris à gérer mon identité et à fonctionner en société, comme tout le monde. Je suis en démarche pour démarrer l'Association des hypersexuels, un regroupement qui ne contient pas de prédateur, ni de cas psychiatriques de dépendance ou de maniaco-dépression, seulement des hypersexuels qui souffrent de ne pouvoir se dévoiler pour ce qu'ils sont, parce qu'on leur crache trop rapidement dessus: «cochon!» leur crie-t-on. Je veux que les mots de «cochon», «vicieux», soulèvent la même honte que le fait maintenant le mot «mongol» quand on parle des trisomiques. Cette association en sera une de défense des droits des hypersexuels, de lutte pour conscientiser, abattre les préjugés, mais aussi, pour réunir ces gens sous la supervision d'intervenants compétents afin de les aider à s'apporter soutient moral, dignité, fierté de leur identité. Leur apprendre, comme je l'ai appris, désappris et réappris, que l'on peut très bien vivre son hypersexualité et fonctionner en société. Que tout est question d'organisation, de gestion, d'éthique, de connaissance de soi, de soutien social, et lorsque les jours les plus noirs arrivent, que ces gens sont victimes d'injures, de rejet, de préjugés, de discrimination, qu'ils se voient isolés et désespérés au point de réclamer la castration chimique, eh bien ils auraient un regroupement pour les défendre, les soutenir, les encourager, leur redonner le goût de vivre leur identité sans honte, de tenir bon. Car non seulement les hypersexuels vivent ces injustices, incompris, confondus avec divers déviants, mais ils sont souvent désabusés, amers, se sentent rejetés et surtout: terriblement isolés.

Si cette association se bâtit sans le concours des personnes compétentes des CLSC, ce sera un chaos assez difficile à garder organisé. Chacun risque de s'improviser le thérapeute de l'un et de l'autre. Une telle désorganisation serait fatale, et pour longtemps, aux personnes hypersexuelles. Or, cette association doit exister et elle existera.

Qu'est-ce que l'hypersexualité? Il faut commencer par la base, soi-même. Ce que l'on ressent, physiquement et psychologiquement, voir les témoignages, établir des paramètres, afin que chacun puisse clairement s'y reconnaître ou s'en dissocier. Pour ce faire, j'ai commencé par faire circuler, il y a un certain temps maintenant, mon témoignage personnel, sans vouloir ni servir de norme, ni généraliser: c'est seulement ce que ça dit: un témoignage.

Il a été d'abord été publié dans l'Association des asexuels, basée en Europe, car je voulais devenir des leurs - une force qui reste encore forte en moi -. Partout sur le net, dans mes recherches, j'ai vu les trois types d'hypersexualité confondus (il leur faudrait des noms différents, non?) et fondus dans un «melting-pot» de préjugés hallucinants. Or, mon témoignage a eu un superbe effet, au point de bien me mêler, jusqu'à me permettre de renaître! Beaucoup de surprise positive, de sympathie de leur part, d'éclairs d'illumination, de remerciements, et me voici avec des alliés asexuels, emplis de compassion et d'empathie, et donc, me voici fort encouragé! Leur regroupement, leur force, la façon dont ils se sont remis debout après tant d'isolement, constituent la source de mon idée de cette association des hypersexuels. Voici le témoignage que je leur avais envoyé (veuillez en excuser le caractère familier et la trivialité, mais ce n'est qu'un témoignage et non une étude scientifique, sauf que ce témoignage a été ensuite corrigé, révisé après publication afin d'en augmenter la portée et le caractère social; il y a donc quelques différences entre le texte original et celui-ci):

«Je suis un libidineux, qui a été jusqu'à demander la castration chimique afin de devenir asexuel tant l'asexualité m'est apparue comme une délivrance. J'en ai parlé en thérapie, j'en envisageais avec fermeté l'option, qui n'est pas encore totalement écartée malgré ces dernières heures de remise en question. Non, je n’ai jamais été un prédateur sexuel, malgré une libido bien au-delà de la norme (des besoins impérieux me poussant à des activités sexuelles quotidiennes ou plus).

Or, la libido qui fait tant rêver des personnes qui n’en ont pas, peut être aussi un enfer invivable. Parfois, je n’en pouvais plus, je vous ai envié, admiré et j'ai voulu transformer mon corps, détruire cette part de mon identité pour devenir asexuel.

Je tiens à expliquer, à toutes les personnes qui ne la comprennent pas... «l’obsession sexuelle» des hypersexuels, ce qu’elle est, comment elle se manifeste en nous, ce que l’on ressent physiquement et psychologiquement, qui nous rend ainsi, essayer de dissiper le mystère, dévoiler une détresse parfois bêtement cachée par des blagues niaises ou des dénis redondants. Car on ne l’explique jamais dans les cours de sexologie. Ça emmerde un peu, non ?

Je dois tout d'abord m'excuser auprès des femmes hypersexuelles, de ne pas ici présenter leur cas. Je ne puis que parler du corps que je connais. Étant homme, je parlerai des sensations perçues en tant que tel.

Bon, l’influence de la testostérone, tout le monde la connaît, je n’en ferai pas le long récit des fonctions. Quelques rappels, grosso modo. Cette hormone est principalement responsable de la pulsion sexuelle, entre autres fonctions dont je ne traiterai pas ici. Elle est en grande partie créée par les testicules, un peu aussi par la prostate et les glandes surrénales; chez les femmes, les ovaires en produisent la majeure partie particulièrement durant la période d'ovulation, alors que chez l'homme cette production est constante avec de légères baisses aux 28 jours (fait si peu enseigné: l'homme a lui aussi son cycle sexuel avec les changements physiques et d'humeur que ça comporte, ce qu'on ne lui apprend pas du tout dans les cours, le laissant incapable de comprendre pourquoi deux semaines plus tôt il était un étalon et que deux semaines plus tard il a de la difficulté à euh... fonctionner. Il s'inquièterait moins si on se décidait à lui expliquer que c'est tout simplement le haut et le bas de son cycle biologique mensuel). Ce sont des moyennes; il peut exister des différences considérables entre individus d'un même sexe. Pour en donner une idée, lors d'un examen visant à comprendre d'où me venait mon épouvantable libido, j'ai topé 70% plus haut que la norme. Généralement, l’homme en a de 40 à 60% de plus que la femme, d’où la différence dans la force et/ou la fréquence des pulsions (entre autres facteurs moins déterminants mais non négligeables non plus). Cependant, ces facteurs sont encore mal connus et possèdent des zones d'incertitude. Ils mériteraient plus d'attention.

Ces considérations d'espèce posées, voyons-en l'impact sur l'individu hypersexuel. Cet impact est loin des explications psychosomatiques des cours de sexologie élaborés par quelques courants des années 50. La testostérone, lors des périodes de hausse libidineuse, est produite avec une intensité accrue; elle est acheminée par le sang dans toutes les parties corps. Les spermatozoïdes sont fabriqués en quantité industrielle et remplissent à ras-bord les testicules et la prostate se gonfle également. Or, où tout ça va-t-il nicher? Une fois que c'est plein, ça ne disparaît pas dans l'hyperespace, et la production, elle, continue! Il se développe donc une urgence de vider le contenant de son contenu. Ça se traduit comment dans le vécu d'un homme? Eh bien voici le mystère en étapes, voilà, ce que nous ressentons, le voilà exposé, notre enfer:

Tout d'abord ça commence à chatouiller. Dans le périnée, à la base du sexe et là où les fibres du scrotum commencent à déverser les surplus dans le canal déférent. Un à deux millions de microbes qui grouillent, on dira ce qu'on voudra, mais ça se ressent physiquement !

Puis, les jours ou les heures avançant selon le cas, le chatouillement augmente et ça fait comme des centaines de petites aiguilles qui picotent la base du sexe; puis, ces sensations se propagent et montent jusqu'au gland et là ça devient vachement impressionnant, la sensation est intenable, on ne tient plus en place.

Il se développe ensuite une espèce de chaleur mouvante dans toute la région génitale, un mouvement d’el nino qui circule le long du sexe dans un va-et-vient qui est un prélude au mouvement sexuel lui-même, en fait qui cherche à le déclencher.

Le stade dit «obsessif» va débuter pour nous débiter. Souvent inconsciemment, pendant qu'il travaille ou fait autre chose, l'homme va commencer à être porté à se gratter dans cette région. Ça devient inconfortable; il change souvent de position, il se replace constamment l'engin dans les culottes, bref ça commence à s'agiter sérieusement. L'homme commence aussi à froncer un peu les sourcils, quelque chose le dérange. Il remarque plus les femmes qui passent autour de lui (ou les hommes s'il est gay) et perd sa concentration. Il est moins productif. Il perd son Q.I. et se met à faire des blagues ridicules à contenu sexuel, il expose maladroitement sa «fertilité». Arrive l'étape suivante.

Les liquides lubrifiants commencent à couler, il y a des pertes durant la nuit comme le jour. Pour ceux qui ont plus de testostérone dans le sang, on trempe littéralement dans notre jus et c'est très inconfortable. Faut traîner des culottes de rechange dans nos sacs, ou s'envelopper copieusement.

Étape suivante: ça démange! Ça ne chatouille plus, ça ne pique plus, ça DÉMANGE, au plein sens du mot, tu sais, quand tu as une poussée d'urticaire ou une piqûre d'insecte sous le pied qui pique au point que tu ne peux absolument pas t'empêcher de gratter, que plus tu te retiens de gratter plus ça pique, et plus tu grattes plus ça pique aussi??? No way out. Multipliez ça par mille, en toute estimation raisonnable...

C'est souvent à cette étape que la femme remarque ce qui se passe et va dire à son compagnon, ou la mère à son adolescent: «Veux-tu bien t'enlever la main de dedans tes culottes!». Notre inconfort devient plus qu'apparent, il est alors évident. Incompris, il entraîne les moqueries ou la réprobation, ce qui est très blessant. Nous devons alors nous excuser pour avoir été insultés.

Survient une autre étape. Ça commence même à faire mal! Tout d'abord ça démange tellement que les nerfs de la région génitale sont sollicités et les érections se multiplient et durent de plus en plus longtemps. Le périnée chauffe, ça brûle. Le prépuce est hypersensible. Gratter ne donne plus rien du tout, l'homme va commencer à frotter, d'où la pulsion de masturbation s'il n'a pas trouvé de partenaire.

Car tout commence à se superposer: ça pique, ça démange, ça chauffe, ça brûle, au secours... Les obligations sociales font qu'avec un pantalon, les érections sont coincées et cela augmente la sensation de poussée, comme si on avait un missile entre les jambes dont les réacteurs fonctionnent à fond et qui va nous entraîner au bout du monde. On dirait qu’il va éclater, c’est insupportable tant ça pousse et gonfle. Poussée irrésistible, on en aurait la danse de St-Guy, et parfois c'est passablement douloureux quand on garde les pantalons trop longtemps ou que l’on diffère trop la résolution de cette tension. Or, on la diffère, par culpabilité, par honte, parce qu'il paraît que l'on ne devrait pas être «comme ça». Les érections sont insupportables; les sensations multiples et de plus en plus intenses qui parcourent le sexe en font une bombe; elle s'intensifieront constamment, jusqu'à résolution, ou jusqu'à déchirure émotionnelle. Le réflexe de soulagement n'est absolument plus contenable, d'aucune façon. Si dès le départ, l'on avait été éduqué de notre condition, avions appris à nous accepter dans notre identité sexuelle, toute cette tension intérieure n'aurait pas lieu; nous vivrions notre hypersexualité à notre rythme, discrètement et les tensions seraient bien résolues.

Plus le taux de testostérone est élevé, plus ces sensations sont intenses, agréables et pénibles à la fois, mais surtout, incontournables, irrépressibles, je dirais même cosmiques. Certains hypersexuels, ne comprenant pas ce qui leur arrive, pourquoi ils sont ainsi, seront complètement désarçonnés et se diront dépassés par une force qui les surpasse trop, ce qui les confondra avec les hypersexuels maniaco-dépressifs! Cette confusion diagnostique fera de leur vie un enfer; certains seront «soignés» pour un trouble qu'ils n'ont pas du tout et leur identité d'hypersexuels en sera d'autant plus perturbée.

La vie dans ce qu'elle a de plus ancien, la force de reproduction, pousse à travers nous jusqu'à briser tout sur son passage: résistance, volonté, personnalité, éthique, morale, amour, voeu de fidlélité, tout cela, pour qui n'est pas conscientisé à son identité, va être broyé comme des allumettes sous un ouragan. Et c'est tout un ouragan. Tout ce que nous sommes, toutes nos constructions morales, tout est soufflé et ne laisse plus de place qu’à la tempête. Qui parfois, en effet, aura commis des cataclysmes, relationnels, familiaux.

Pour les hommes à haut taux de libido, comme moi, cette situation-qui-rend-fou est triste d'ignorance, d'inhibition et mal gérée socialement. Jeune, j'ai perdu des emplois parce que la pulsion sexuelle devanait tellement puissante, ça démangeait à un tel point que les érections devenaient dans les hautes périodes permanentes; si on travaille debout il y a problème... c'était mon cas. Elles deviennent évidentes, nous en sommes malencontreusement inmontrables. On doit quitter le poste à tout bout de champ pour aller aux toilettes trouver un bref soulagement.

On a tellement chaud que la sueur nous coule de partout. Notre respiration est plus profonde, plus rapide et nos compagnes de travail se transforment en cibles du désir. Le flair recherche les phéromones émises par les femmes qui ovulent pour y précipiter nos ardeurs. Notre comportement change: notre voix devient plus grave, le ton plus traînard; on recherche la proximité des corps; on laisse apparaître notre «disponibilité». On touche plus. Nos yeux deviennent grands et ronds. Notre nez échappe des respirations plus fortes. On est nerveux, instable.

À ce moment, apparaît le plus compliqué de l'affaire, parfois, le plus tragique : maintenir des relations équilibrées avec nos amies qui ne nous veulent pas pour partenaire sexuel. Combien de fois ai-je dû demander à mes amies de ne pas venir me voir durant ces périodes! Parce que je ne voulais pas commencer à les tripoter partout (ce dont je craignais de ne pouvoir m'empêcher à l'époque mais finalement mon respect et mon éthique ont toujours eu priorité), alors je leur demandais de ne pas venir me visiter en leur expliquant franchement pourquoi. Ça m'a fait perdre des amies qui ne pouvaient pas comprendre, ne pouvaient pas savoir quelles étaient ces sensations qui envahissent un corps d'hypersexuel jusqu'à prendre le contrôle de son comportement. «T’as qu’à te retenir!» dit-on avec ignorance dans ces cas. Comme si on pouvait arrêter le vent, empêcher le soleil de brûler et la nature de pousser sa force de vie là où elle le veut! Inhibez cette force, elle contournera le barrage par des déviances, où le fera éclater en grande crise émotionnelle. On ne peut hélas pas comprendre un corps dans lequel on ne vit pas. Le corps de la femme est aussi inconnaissable à l’homme que celui de l’homme est inconnaissable à la femme; celui de l'hypersexuel est un mystère pour l'asexuel, etc. On ne peut, par empathie, qu’essayer de s’en donner une idée, de comprendre, de respecter ce qui en est partagé.

Et quand les refus que l'on reçoit sont proportionnels au désir que l'on ressent, le sentiment de rejet, de culpabilité, d'abandon est immense! On se sent laid, repoussant, on a l'impression que personne ne veut de nous et on se retrouve à la maison à tourner en rond en pleurant ou en rageant de frustration, ou en angoissant. On s'affole.

Sortir se changer les idées? Ha ha ha, très drôle… Le besoin intense, l’impression de rejet nous mettrait aussitôt en «chasse» pour trouver rapidement une partenaire sexuelle, multipliant le sentiment de rejet. Ce qui est souvent insatisfaisant si l’on n’a pas dans notre entourage une… «fuckfriend» comme disent les anglophones. Il y a longtemps, j’ai eu comme ça une amie phoque :-) , on avait une entente : masturbation contre massage. Elle me soulageait, je la dorlotais. Ça a duré trois ans. Perdu de vue, elle a reçu une belle offre d'emploi en Région. On n'en trouve pas comme ça à tous les coins de rue alors elle n'a pas pu être remplacée.

C'est effrayant, comme la force de ce besoin demande satisfaction (elle demande surtout bonne gestion, mais faut se connaître et s'accepter pour y arriver) et je peux donc comprendre la frayeur de certaines personnes devant le désir de l'hypersexuel, nous y sommes souvent dépassés nous-mêmes! Ça peut parfois être, en effet, assez effrayant. C'est un bulldozer, et «bull» est approprié.

Pourquoi alors se masturber ne règle-t-il pas la situation? C’est là une nouvelle étape dans le sadisme de la nature, la masturbation ne suffit pas. Des études ont montré un phénomène étrange mais d'un intérêt certain. Par un mécanisme psycho-physiologique encore peu compris, lors de la masturbation, une plus petite partie seulement des spermatozoïdes sont éjectés, alors que lors d’une relation sexuelle dans laquelle est présente – ingrédient essentiel – une composante affective (amicale ou amoureuse), l’éjaculation est plus abondante. Le partenariat semble donc, à priori, incontournable.

Pour éviter la dépendance, une seule possibilité : l’interdépendance, d’où l’accord que j’avais autrefois avec mon «amie phoque», en manque de toucher mais pas de sexualité.

Alors pourquoi, si la libido était jusque-là un tel enfer, avant ce jour, ai-je encore refusé les anti-hormonaux? Parce que 1) j’ai des douleurs chroniques du trijumeau depuis un accident, la sexualité m'est apparue finalement comme un cadeau qui aidait à produire plus de phéromones 2) parce que je n'ai jamais attaqué ni harcelé personne, je demande une fois et si c'est non je n'en parle plus et 3)que ça me fait parfois rêver. Mais mieux encore; parce qu'avec le temps, je me suis observé, j'ai appris à me connaître, j'ai compris que cela faisait partie de mon identité. Que depuis quelques heures à peine, j'ai enfin vu que j'avais à accepter mon hypersexualité, non pas à la combattre, ce qui déjà a fait tomber beaucoup de tension! Plus la compréhension de cette identité s'est imprégnée, plus la gestion de mon hypersexualité devient envisageable. J'ai découvert que je pouvais bien vivre comme tout le monde, fonctionner en société, ET vivre mon hypersexualité comme un autre vit son homosexualité, son hétérosexualité, son asexualité etc.

D'autres phénomènes dans la vie d'un hypersexuel peuvent être sources de dépression ou d'anxiété. Si un sexuel moyen met trois ans avant de se sentir vraiment frustré lorsqu'il est privé de partenariat, s'il ne trouve pas et se fait rejeter pour diverses raisons (pas assez beau, ou quoi encore, selon le cas), pour l'hypersexuel, cette frustration peut apparaître en quelques semaines ou moins. Le manque de partenariat rend les pulsions plus dominantes et occupent l'esprit durant la plus grande part des journées, créant du même coup un profond vide affectif. C'est alors qu'il serait important à l'hypersexuel de connaître d'autres gens comme lui. Avoir une association qui lui rappellerait qu'il n'est PAS seul! IL n'est pas un hypersexuel; NOUS sommes des hypersexuels. Ça change tout! Ce serait un moment de support moral, d'encouragement, de dédramatisation, de camaraderie, d'activités distrayantes.

Une parenthèse qui me semble nécessaire; on me demande parfois si l’irrésistibilité de cette pulsion excuse les prédateurs sexuels. Absolument pas (encore la confusion entre 3 types d'hypersexualité qui ont bien peu de choses en commun), voici pourquoi. Parce que notre raison et notre amour d'autrui, le respect que nous portons à nos semblables, doivent nous permettre d'élaborer une stratégie en conséquence. Je ne harcèle jamais, mais juste au cas où, je préviens quand même le coup par une bonne organisation. Par exemple, moi, je calcule toujours mes cycles sur mon agenda, et suis donc en mesure de savoir à l'avance quand seront mes «peaks» de libido! Ça paraît trop simple, et pourtant, c'est déjà efficace. Je ne vais donc pas aller placer mes rendez-vous avec des copines qui ne veulent pas de relations sexuelles, dans ces périodes où elles auraient tout le temps ma libido dans le chemin d'une relation saine! C'est, me semble-t-il, la moindre des choses. Ensuite, pour rester loyal à la femme que j'aime, j'évite toutes les situations dangereuses; ne jamais rencontrer une femme seul à seule chez moi ou chez elle dans des périodes à risque, je les emmène plutôt au café ou au resto. Je refuse les rendez-vous où pourraient se produire des gestes regrettables lors d'erreurs d'interprétation de signaux trop subtils. Si ma Compagne m'autorise une «amie phoque» (je commence à m'amuser avec cette expression...), ne pas se gêner pour lui donner à l'avance notre estimation de cycle mensuel. De même, se masturber, même si c’est insuffisant, quand même, reste extrêmement important, vital en fait. Sans elle, ce serait deux fois pire. On se garde bien plus sous contrôlable lorsque l'on ne combat pas sa propre nature, et que l'on s'autorise à vivre ce que l'on est! Il s'agit de se réserver discrètement des moments à soi. De plus, c'est inévitable; si vous voulez éviter de développer des déviances, commencez par suivre votre nature, soyez ce que vous êtes! Et si vous êtes rejetés deux cents fois et avez échoué à deux cents tentatives de trouver l'amie phoque idéale, essayez trois cents fois! Le découragement est le pire ennemi de l'hypersexuel. Il entraîne la honte, la culpabilité, la perte d'estime de soi. Alors seulement, l'hypersexualité naturelle peut se transformer et devenir une hypersexualité déviante, ou finir se tourner contre soi-même, jusqu'à désirer la castration pour enfin avoir la paix. Et sincèrement, j'y pense encore. Seul, mon nouveau projet contrebalance.

Ah! Oui, ici, un drame évitable. Durant ces rejets, l'hypersexuel reçoit ce fameux mépris à pleines giclées: «maudit cochon», «gros porc» et tout le reste. J'ai reçu ces réponses des centaines... oh non! des milliers de fois! OUI ça peut conduire l'hypersexuel à des impacts traumatiques. OUI ça peut faire refluer l'hypersexuel et l'isoler. Isolé, il dépérit. Dépérit, malheureusement, parfois, il périt. Pour ce type de drame, la conscientisation sociale est tellement importante! Éduquer tant le public à répondre adéquatement et sans préjugé. Va-t-on dire à un trisomique qui nous demande si on veut marcher avec lui: foutu mongol!» ??? Mieux: dit-on à un Noir qui nous demande où est le plus proche métro: «Débrouille, sale nègre!»??? C'est LA MÊME CHOSE! Qu'est-ce que c'est que ces manières, ce mépris, cette sauvagerie que l'on s'autorise devant la différence? De même, il faut absolument éduquer les hypersexuels afin que leur identité soit clairement établie, que leurs demandes sexuelles soient faites correctement, respectueusement, sans harcèlement ni supplique ni vulgarité, dans la tolérance et la dignité!

À la défense des mâles hypersexuels, les hommes ne sont pas instruits de ce qu’ils sont, on ne leur apprend pas à gérer cette force qui les dépasse, ils sont envahis et débordés par cette force contre laquelle ils ne peuvent absolument rien parce qu'ils ne la comprennent pas et sont même souvent incapables d'en décrire les sensations physiques tant on leur en a détourné l'attention par culpabilisation. Pourtant, si moi, avec mon effroyable libido, je suis parvenu à gérer jusqu’à mes 45 ans cette force sans jamais attaquer personne, c'est qu'on peut dédramatiser le mythe! Un peu de sens humain, d'ailleurs, devrait en principe suffire.

Les outils essentiels à comprendre et utiliser pour y arriver:
- la connaissance de soi, la compréhension de ce qui se passe dans notre corps
- les moyens de gérer les situations en fonction de notre cycle biologique
- bien saisir les différences de libido entre les gens et les causes physiologiques de cette différence
- avoir de l’empathie et de la compréhension pour qui ne partage pas la même identité sexuelle.

Alors j'aimerais bien, moi, qu'on enseigne ces choses aux jeunes hommes le plus tôt possible, dès la puberté, afin qu'ils ne deviennent pas déviants ou suicidaires, et qu'ils puissent se développer et s'épanouir sainement dans la société qui les a mis au monde! Enseignons-le à tous, au fond, pour  qu'enfin l'on ne perçoive plus tout le temps les hypersexuels comme des «salauds», des «pervers», des «gros porcs» (aggravant la situation par l'injure, cause d'isolement, de culpabilité et de douleur) et nous comprendrons mieux le processus en cause! »

Je l'ai vécu l’enfer sexuel. Aujourd'hui, grâce à mon contact avec les asexuels, je vis une toute nouvelle expérience. J'ai commencé à sortir du placard... Déjà, je m'aperçois de plus en plus qu'en disant autour de moi: «Je suis un hypersexuel», je me sens... je ne sais pas, j'ai enfin une identité trop longtemps contenue au-dedans, trop longtemps floue et pas nommée, mais là je me suis nommé, et l'ayant dit, je me sens moins tendu; je sais ce que je suis, on sait ce que je suis, moins d'ambiguité. C'est MON coming out maintenant et WOW! que je vis ça avec des frissons, c'est libérateur, c'est toute une sensation! Devenir... non, s'approprier ce que l'on est; non seulement on n'est plus victime, mais en plus, on ne se laissera plus juger. Je n'agresse pas, eh bien que l'on ne m'agresse pas non plus! Je prends conscience d'une dimension plus profonde de la démarche des gays, des asexuels: l'affirmation d'une identité. Faut le vivre pour comprendre, hein? Ça fait soudainement tout un sens pour moi, c'est comme une illumination. Je suis un hypersexuel. Ça sonne... ouf... je me ressens. Enfin.

Alors, quel est exactement, ceci exprimé, ma demande envers vous, les intervenants de Centres de crises ?

J'ai besoin de l'appui de gens compétents et qualifiés de votre milieu, de votre profession, qui seraient intéressés au projet et pourraient en parler en plus haut lieu. J'ignore totalement à qui m'adresser. J'ai besoin de l'appui non de quelqu'un qui aurait des préjugés et voudrait «guérir» les hypersexuels, mais les aider dans l'affirmation de leur identité, leur gestion d'eux-mêmes et à se relever dans leur détresse. Aider à la conscientisation. Moi, je peux facilement participer au combat social et à l'entraide parmi les hypersexuels, mais je ne sais pas gérer une association, je ne sais jamais à quelle porte frapper, je suis très ignare dans ce type de démarche. Où trouve-t-on de l'aide pour ça ?

Et enfin, j'ai besoin du concours des réseaux communautaires et des CLSC, une fois l'Association constituée, pour nous envoyer des hypersexuels et permettre à l'association de constituer une solide base qui pourra communiquer son existence et pousser les autres hypersexuels à surgir des buissons où ils sont cachés et se rassembler, demander aide et conseils parmi nous. Je compte créer un site et un forum pour cette association;, déjà, nous pourrions ainsi attirer des gens comme nous - enfin, comme moi... -.

Posté par Gianni le A à 01:31 - Témoignages - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Bonjour,
Journaliste pour un documentaire, je recherche des hommes et des femmes "vierge ", qui n'ont jamais eu de relations sexuelles, pour témoigner de leur choix.
Si vous êtes concernés, j'aimerais en parler avec vous.
Contactez moi vite sur solene.choplain@yahoo.fr ou laissez moi votre téléphone que je puisse vous contacter.
A très vite, Solène

PS: Si ce message vous a importuné, veuillez m'en excuser.

Posté par solene, 13.03.07 à 16:59

Je ne suis pas concerné, mais laisse votre commentaire pour les lecteurs et lectrices pouvant être intéressés

Posté par Gianni, 13.03.07 à 22:47

l'association dont vous parlez a-t-elle été créée ?

de mon côté je suis hypersexuelle (ce n'est pas mieux compris du côté féminin que du côté masculin), je ne suis pas nymphomane pour autant...

mes partenaires masculins ne correspondent pas à mes attentes...

bref, galère.

Posté par lilllie, 14.10.08 à 02:43

Elle a été créée, mais les "H" ont été trop timides pour s'inscrire ! :-( Sauf quelques rares. Puis Samael a eu quelques ennuis de santé et n'a pas pu s'occuper plus longtemps de son forum :-( Je l'aidais bien un peu (oui, moi le A !) mais je n'ai pas la possibilité de connecter tous les jours, donc impossible de modérer le forum...Du coup le forum des H a été terminé, mais si nous trouvons de bonnes volontés, peut-être pourrons nous en créer un nouveau.
Lillie si vous êtes partante pour essayer de contribuer à un nouveau forum, laissez moi un message et je mettrai Samael en rapport avec vous.

Posté par Gianni, 14.10.08 à 02:55

hypersexualité = obsédé(e) sexuel(le) ???

sur le net je suis un peu désespérée de voir que l'hypersexualité est assimilée à de l'obsession sexuelle... ce n'est pas ça que je perçois de mon côté.

je perçois l'hypersexualité comme une forte libido, une forte pulsion de vie, mais me concernant il n'y a aucune envie de "sexe pour le sexe", "avec n'importe qui"... ce n'est pas ça du tout.

c'est juste l'envie de faire l'amour avec la personne qu'on aime plus souvent que la moyenne des femmes.

de mon côté pendant des années cela a été de l'ordre de 2 fois par jour.

2 masturbations par jour lorsque je suis célibataire.

récemment je suis tombée amoureuse d'un partenaire qui aime plus particulièrement ma sensualité, et ça a été la révélation... je peux quasiment jouir 10 à 20 fois de suite sans problème...

et là étrangement, j'ai commencé à me poser des questions sur moi-même, sur la force de mon désir lorsque j'aime et me sens aimée également en retour...

je ne sais pas du tout si je suis anormale au sens "hors de la majorité" (ce qui n'est pas si ennuyeux) ou "hors d'un fonctionnement psychique ou hormonal (?) normal" (ce qui l'est un peu plus !) ?

cela m'inquiète.

je veux bien contribuer dans la mesure de mes possibilités à un forum, seulement je n'ai pas de compétence technique particulière.

je suis désolée que samael ait un problème de santé, je lui souhaite bon rétablissement.
:-)

merci pour la réponse rapide, c'est vraiment sympa.

tant mieux qu'il y ait une solidarité A et H
:-)

Posté par lilllllie, 14.10.08 à 16:33

Oui, malheureusement la confusion entre l'hypersexualité et l'obsession sexuelle est trop fréquente.

Je vais demander à Samael de venir faire un petit tour par ici pour mieux vous répondre, avec les différentes études qu'il a faite sur le sujet. Si vous le permettez, je pourrai aussi vous mettre en rapport tous les deux par courriels pour mieux en discuter.

Quoiqu'un échange sur l'hypersexualité sur le blog d'un A à quelque chose de cocasse ! La preuve que les A ne sont pas anti-sexe comme le pensent certains :-)

J'ai une petite idée pour remettre le forum H sur pieds, et j'espère que cela va marcher ! Du moment que nous trouvons des volontaires pour s'exprimer, c'est déjà un grand pas pour les H ! si d'autres me lisent, vous pouvez me laisser des messages !

Posté par Gianni, 15.10.08 à 01:09

j'ai relu attentivement le post de samael, il y a des phrases que j'aurais pu écrire mot pour mot :

"Et quand les refus que l'on reçoit sont proportionnels au désir que l'on ressent, le sentiment de rejet, de culpabilité, d'abandon est immense!"...
"Le besoin intense, l’impression de rejet nous mettrait aussitôt en «chasse» pour trouver rapidement une partenaire sexuelle, multipliant le sentiment de rejet."

je pense effectivement qu'il y a une sorte de cercle infernal auquel il est vital (mais oh combien difficile) d'échapper.

de mon côté l'hypersexualité va de pair avec l'hyperaffectivité, l'hypercérébralité, et l'hypersensibilité ; le tout étant indissociable... ça m'a souvent protégée, et parfois fait un mal de chien.

je voudrais savoir si je suis seule dans cette situation ?


plus je réfléchis, et plus je pense que le fondement de mon hypersexualité est psychologique.

je m'explique ; ma mère est anorexique et anorgasmique, et elle m'a toujours présenté le sexe féminin comme quelque chose de mortifère et de sale... elle m'en a parlé uniquement comme un "trou à boucher avec un tampax ou une serviette hygiénique"...
le tableau était terriblement triste, pour la petite fille que j'étais.

ma mère ne m'a jamais "portée", aussi le peu d'affection que j'ai reçue c'est celle que je me suis donnée, inventée... je pense que cela explique les capacités sensibles et auto-érotiques de l'enfance, qui se sont précisées à l'adolescence et ont encore grandi à l'âge adulte.

je pense que c'est "à corps perdu" et avec une volonté de survie que j'ai construit une pulsion de vie aux antipodes... j'ai tellement regretté de ne pas avoir été conçue par un acte d'amour et de plaisir, que je me suis développée complètement au pôle opposé.


je voudrais dire également qu'il me semble que les humains ont oublié leur lien animal à la vie, animal au sens noble, j'entends.

ma prof de philosophie m'avait dit en terminale ; "LA SEULE CHOSE QUI DISTINGUE L'HOMME DE L'ANIMAL C'EST LE PLAISIR QU'IL PREND DANS SA SEXUALITE..."

la première et seule fois de ma vie où j'ai pu entendre des paroles apaisantes pour ma nature.


je pense que les hommes ont le fantasme de rencontrer une femme hypersexuelle, mais que cela les terrifient lorsque cela se concrétise, ou alors dans le meilleur des cas ils considèrent qu'ils vivent "un bon coup" de passage qui les valorise sur leur pouvoir de mâle...

une personne m'avait dit vulgairement "il y a les femmes qu'on rentre, et les femmes qu'on sort"... on se marie avec la femme qu'on sort, et on fantasme sur l'autre... bref.

je crois que le plus terrible, c'est que c'est terriblement vrai.


de mon côté, contrairement à samael, mon objectif n'est pas de faire un coming out ; c'est juste de tenter de comprendre qui je suis en confrontant mon vécu, mes ressentis... je voudrais tant me sentir moins isolée.

je suis certaine que certains vont se gausser en me lisant, mais honnêtement, je m'en moque comme de l'an 40.

si seulement, ne serait-ce qu'une personne puisse partiellement se reconnaître dans mon témoignage, j'en serais vraiment heureuse.

heureusement je n'ai jamais été insultée... sauf par une personne qui s'est permise de me traiter de nymphomane.

à 35 ans, j'ai eu seulement 7 partenaires, dont 3 erreurs ces dernières années.
je n'arrive plus à avoir confiance dans les hommes.
pour trouver un partenaire stable, il faut que je joue un rôle, et cela je n'en suis plus capable.

mon dernier partenaire m'a dit "mais toi tu aimes tout le monde", sous entendu "tout le monde peut te faire jouir"... j'ai trouvé ça sordide cette réflexion.

c'est quoi ce jeu de dupe consistant à ce que les hommes s'installent avec une partenaire qui leur fait le coup de la migraine, et cherchent à "troncher" ailleurs en parallèle ?

je ne sais pas comment tu fais pour survivre samael.

je ne comprends pas que dans cette société les gens qui sont faits pour aimer et être aimés soient autant rejetés et jugés de travers.

j'en arrive à un point de non-retour où je ne veux plus rencontrer personne, et ce qui est drôle en parallèle c'est que je ressens la libido des autres (hommes et femmes) comme si j'avais une sorte "d'antenne" pour la ressentir.


merci giani de m'avoir permis de m'exprimer librement sur le forum A.
:-)

oui effectivement c'est assez cocasse.

merci pour ton ouverture d'esprit.
:-)

d'autres personnes auraient pu s'offusquer, ou prendre mon témoignage comme une provocation, ce qui n'est aucunement le cas.

je remercie les personnes qui auront pris le temps de me lire entièrement.

cette réflexion m'a entraîné tard dans la nuit.

Posté par lillllie, 15.10.08 à 04:09

J'ai lu. Tu peux donner mon courriel à Lillie. Je lui donnerai cependant tout le temps que je peux si je peux l'aider dans son cheminement;

j'ai pu lire qu'elle vit un certain mélange de révolte et de confusion dû à l'isolements, ce qui est normal. Je n'en suis plus où j'en étais, le coming-out est loin derrière, peut-être que l'expérience acquise depuis pourra lui être utile.


Second sujet, si quelqu'un veut s'occuper d'un forum H, il en a tout à fait le droit et j'aimerais bien être modérateur :o)

Posté par Samael, 16.10.08 à 02:03

Lilllie...

Ton témoignage confirme qu’il faudrait un forum, une structure de soutient, comme les A ont leurs forums. J’espère que quelqu’un voudra bien reprendre le flambeau pour ce qu’avait entrepris Samaël !

Quel témoignage poignant sur la tristesse de ton enfance ! Quelle tristesse aussi de voir combien ta mère a une image négative de la sexualité ! J’ai beau être A, je reste à chaque fois médusé lorsque j’entends des propos autant extrémistes !

Pour le jeu de dupe, dont tu parles, consistant à ce que les hommes s'installent avec une partenaire qui leur fait le coup de la migraine, et cherchent à "troncher" ailleurs en parallèle : la peur de ne pas être à la hauteur à longueur d’années, et donc d’être le risque d’être cocus ! J’ai souvent pu remarquer cette dualité macho de celui qui pense être le meilleur mais qui a quand même de sérieux doutes lorsque tu grattes le verni ! Tout comme j’ai souvent remarque que l’appétit féminin ébranle pas mal d’hommes. Cela sort de « la norme » imposée et fait ressurgir un certain manque de confiance « indigne » de tout « macho » qui se respecte !

Comme dit, Samaël avait eu des contacts de plusieurs personnes H, mais qui avaient le trouillomètre à zéro de s’exprimer sur un forum. La peur que l’on puisse les reconnaître. Pourtant, l’avantage du net est que l’on peut se préserver, porter une sorte de masque afin de ne pas être identifiés ! Ce que de mon côté j’ai pu lire, confirme que tu n’es pas la seule dans ce cas, et même que d’autres ont plus de besoins journaliers que toi.

Nos échecs, que l’on soit A ou H, ont ceci de commun que nous arrivons à appréhender toute nouvelle relation. Mais je crois que c’est une erreur, que nous arriverons bien à trouver notre autre moitié. Chère Lilllie ne perds pas confiance !

Je trouve tout à fait normal de te laisser t’exprimer ici, le titre du billet n’est-il pas « lorsque les A et les H se tendent la main » ? Ce ne sont pas de vaines paroles ! Je comprends la solitude des H, analogue à celles des A d’avant la création d’AVEN ! Alors, si mon espace peut contribuer à aider les H à faire une structure d’entraide, ou ne serait-ce de s’exprimer pour se soulager, j’en serai heureux. Ton témoignage exprime une telle détresse que l’on ne peut le considérer comme de la provocation !
Si d’aventure, d’autres H viennent ici et sont prêts à se lancer dans l’aventure pour créer un espace d’entraide, laissez moi un message (sur simple demande, je ne mets pas vos commentaires en ligne)

Lilllie , Samaël est prêt à bavarder avec toi, et me prie de te donner ses coordonnées. J’ai essayé de les t’envoyer par email, mais il semble y avoir un problème avec l’adresse indiquée...

Pour l’aspect plus psychologique, peut-être pourrais-tu avoir une aide sur cet autre forum : http://www.psychanalyse-en-ligne.org/forum/.

Posté par Gianni, 16.10.08 à 02:07

merci

giani ta réponse m'a apaisée ; je te remercie grandement pour ta compassion, je ne pensais pas pouvoir bénéficier d'une telle écoute ; une épaule compréhensive et désireuse de bien faire, cela rassure, évidemment.

se peut-il que les A et les H soient proches, d'une certaines façon ? peut-être dans leur façon de vivre leur différence de la "masse", et d'avoir à essuyer des préjugés en continu ?

"Nos échecs, que l’on soit A ou H, ont ceci de commun que nous arrivons à appréhender toute nouvelle relation."
peux-tu expliciter ta pensée ?
est ce la crainte d'être différent qui nous paralyserait ?
de mon côté je crois qu'il s'agit d'une problème de confiance, très clairement.
quand on est différent, on suscite le rejet...
et cela crée une faille du côté de mon côté hyperaffectif, invariablement.

je ne comprends pas quelle crainte il peut y avoir à s'exprimer, de mon côté c'est naturel, je trouve ça "normal" (en conjecturant que ce terme signifie réellement quelque chose).
;-)

je suis allée voir le lien psy, je t'en remercie, il est intéressant.
je vais poster, mais je me dois d'être très claire sur la problématique, car on va probablement me répondre par des questions sur moi-même, autant les anticiper tout de suite.
:-)

j'ai dû me tromper en notant mon mail, je l'indique à nouveau ici.

tu as réussi à faire sortir samael de sa tannière.
:-)

Posté par lilllllie, 16.10.08 à 04:18

etna

merci samael pour ton passage.

dans quelle mesure je suis H d'après toi ?

quelles similitudes et différences perçois-tu entre le côté homme/femme ?

ton témoignage exprimait la violence de la part des femmes à ton encontre (du fait de l'incompréhension), je crois que le mien a un peu fait pareil en sens inverse.

tu cherchais à mettre en mots ce que tu étais, et à comprendre... peut être que je suis le même chemin, et que tu as pris de l'avance, effectivement.

quel a été ton cheminement, où en es-tu aujourd'hui ?

tu peux me répondre ici ou sur mon mail sans souci.

oui je couvais un sentiment de révolte depuis quelques jours, parce que je pressentais un 3e echec affectif, celui de trop... et c'est effectivement arrivé.

confusion... liée à cette période d'insomnies sans doute.
sur le post d'hier j'ai noté tout ce qui me venait à l'esprit sans rien retenir ou modifier, c'était d'une sincérité à toute épreuve.
cela correspond vraiment à ma façon de m'exprimer à l'oral.

je suis désolée, j'utilise le tutoiement facilement, ce n'est peut être pas d'à propos.

Posté par lilllllie, 16.10.08 à 04:44

Je te répondrai seulement la semaine prochaine, car je ne me reconnecterai pas entre temps :-(

Posté par Gianni, 16.10.08 à 05:04

Lorsque Samael avait créé son forum, il avait fait l’éloge de l’accueil que les A lui avaient réservé sur le forum AVEN. Il y avait trouvé plus de compréhension qu’auprès de bien des personnes à, comment dire ? Sexualité dite « normale » ! (mais comme partout, il y a des intolérants aussi chez les A !) Comme tu le dis, nos façons de vivre nos différence de la « masse » contribue énormément, même si nous sommes « opposés » ! Certes, il n’est pas évident de se mettre à la place des uns des autres, mais il suffit d’imaginer la malaise de manière inversée !
Samael n’est pas le seul H que je connaisse et dont je sois ami et avec les autres, la compréhension est la même.


"Nos échecs, que l’on soit A ou H, ont ceci de commun que nous arrivons à appréhender toute nouvelle relation."

Ce que je veux dire, c’est que nous nous demandons comment aboutira la relation avec quelqu’un qui a de grandes chances d’être différent de nous. Sans même parler de l’intolérance de celles et ceux qui nous traiteront « d’anormaux » que l’on soit A ou H, il faut penser à la vie de couple : comment la gérer ? Pour les A la question peut-être « combien de fois pourrai-je avoir de relations avant que je n’en puisse plus ? Et ensuite, qu’adviendra-t-il de mon couple ? » (et cela si on est capable de pratiquer, ce qui n’est pas à la portée de tous les A !). Du côté des H : « Combien de temps va-t-il (ou elle) être capable de tenir le rythme ? Ne va-t-il pas y avoir une certaine fatigue ? (1)

Du coup, se lancer dans une nouvelle relation peut être appréhendée, sauf si l’on n’a pas peur de l’échec !

Dire tout de go qui nous sommes peut faire peur également et interrompre tout net la relation.

(1) J’ai un ami qui peut illustrer le cas : 2 fois par jour, c’était presque un minimum. Mais cela était lorsqu’il vivait loin de sa copine. La fiesta lorsqu’ils se voyaient, fidèle, il se masturbait le reste du temps. Et ils ont pu vivre ensemble. Et là, soudain, ce fut trop de sexe pour lui...

Posté par Gianni, 21.10.08 à 03:33

mais on peut aller à la rencontre de son partenaire, gianni, que l'on soi A ou H.

il est plus facile, en étant aux antipodes, d'aller à la rencontre de la "normalité", que l'inverse.

je ne nous perçois pas comme "opposés", je suis perçois proches dans la différence, complémentaires.

je crois que l'on traverse la vie seul, que l'on meurt seul, quoi qu'il arrive.

les partenaires de traversée sont difficiles à trouver, parce qu'ils ont leur propre traversée à effectuer, et elle n'est pas forcément la même que le nôtre, ou qu'elle peut l'être à un moment donné, qui n'est pas forcément durable.

de mon côté, je dois mes échecs affectifs successifs au fait que j'étais dans le don absolu de moi-même.
les partenaires de traversée ont pris ce dont ils avaient besoin pour continuer leur propre traversée en me laissant exangue, parfois avec un sentiment de culpabilité, parfois non.

c'était à moi de savoir ne pas donner, ou de donner l'équivalent de ce que l'on me donnait, pas plus.
personne ne m'avait mis un couteau sous la gorge pour que j'incarne un archétype de type "amour".

je me suis leurrée, j'en ai payé le prix.

je crois que j'ai, de fait, compris le parcours des A, parce que cela peut rendre tellement exsangue que cela peut rendre A.

tu sais, je crois qu'il existe des cons partout.
chez les A, chez les H... vraiment partout.
c'est le seul racisme qui existe chez moi, le racisme à la connerie humaine, et aux préjugés qu'elle génère.

;-)

Posté par lilllllie, 21.10.08 à 14:23

Il va naître !!!!

Je n'ai pas encore eu le temps de répondre à ton message; Lilllie

Par contre, j'ai une bonne nouvelle !

Un forum H est sur le point de naître !

Et devinez quoi ? Oui !

Les A du http://www.forum-asexuel.fr y seront pour quelque chose !

Un tout petit peu de patience...

Posté par Gianni, 30.10.08 à 03:15

Désolé pour le retard

Je réponds enfin ! Excuse mon retard ! Mais comme j’ai très peu d’heure de libre pour aller sur le Net, je suis vite « dépassé » par tout ce que j’ai à y faire, d’autant qu’il y a eu quelques urgences entre temps.

Tu dis :

« mais on peut aller à la rencontre de son partenaire, gianni, que l'on soi A ou H.
il est plus facile, en étant aux antipodes, d'aller à la rencontre de la "normalité", que l'inverse. »

La démarche est plus facile quelque part pour les H ! Car, un « minimum » sera toujours bon à prendre, quitte à combler le manque avec la masturbation, comme tu l’évoquais antérieurement. Certes, ce n’est pas l’idéal, mais c’est mieux que rien.

Or, pour les A, le « minimum » peut être « encore beaucoup trop ! » Tout dépend de notre degré d’asexualité, et de nos possibilités à passer outres nos personnalités. Si par le passé j’ai pu faire beaucoup d’efforts, j’en suis arrivé au point d’avoir l’impression d’avoir épuisé mon quota de relations ! Recommencer serait une sorte de viol. Le mot est peut-être un peu fort, mais pas tant que cela.

« je ne nous perçois pas comme "opposés", je suis perçois proches dans la différence, complémentaires. »

« opposés » dans le sens où pour les H, ce n’est jamais de trop, et pour les A, c’est toujours trop !

« de mon côté, je dois mes échecs affectifs successifs au fait que j'étais dans le don absolu de moi-même. »
c’est aussi un peu mon cas. Pas à chaque fois, mais...

« je crois que j'ai, de fait, compris le parcours des A, parce que cela peut rendre tellement exsangue que cela peut rendre A. »

C’est donc la seconde version de l’asexualité que nous donnons sur le forum asexuel, c’est à dire une asexualité qui n’est pas innée, contrairement à l’aven.FR qui se limite beaucoup plus à la définition restrictive « qui n’a pas de désirs sexuels pour autrui »

Posté par Gianni, 01.12.08 à 23:46

Bonjour,

Je m'appelle Mano et j'ai 29 ans.

Je viens de parcourir la plupart des messages de cette page et quelques autres auparavant pour trouver des réponses au sujet de l'hypersexualité.

J'ai d'ailleurs trouver ce terme en cherchant dans google des choses comme 'stop exitation','diminuer libido' ou encore 'castration'.
je suis tombé sur de drôle de site qui ne me parlais pas du tout... et peu à peu sur des sites sur l'hypersexualité comme le votre.

Pourquoi cette recherche ? tout simplement parce que je n'en peux plus, j'en ai marre il faut que je trouve de nouvelle solution.
Je suis hyperactif depuis longtemps et c est une partie que je contrôle déjà difficilement mais que j'arrive à maitriser pour avoir une vie professionnelle qui tiens la route. Mais c'est un travail quotidien, une automédication avec des drogues douces et une vie sociale très riche mais que je vie avec différents groupes mais seul.

Tout cela je l'acceptais car le controle de l'hyperactivité me permettait de rattraper mon retard sur les autres (oui, je me concidere plus lent à comprendre mais l'hyperactivité me permet de travailler plus et de compenser cela, notamment la nuit).

Mais un autre probleme m'empeche d'avancer et de vivre pleinement avec tout un chacun, ou de pouvoir ne faire que travailler comme je l'aimerais : 'Mes obligations ejaculatoires' (c'est ce que je trouve de plus approchant de ce que je pense).
En effet, je ne demanderais pas mieux que d'avoir ces pulsions sexuels quand je les veux et non quand elles veulent.
Je vais tenter d'exposer mon cas en prenant ce qui s'est passé durant les dernieres 24H et quelques autres anecdotes si j'arrive à prendre encore du temps :
les dernieres 24H et chaques montées :
- ce matin au reveil vers 8H10, je savais que j'allais etre à la bourre pour un rdv vers 8H45; mais je ne pouvais pas partir sans passer par la douche pour me laver tout en me masturbant une premiere fois pour eviter la surexitation trop tot dans la journée.
- une fois une partie de la matinée entamée, une premiere demande se fait sentir. Elle est faible mais en général celle la, il vaut mieux la tuer dans l'oeuf si j'ai l'occasion histoire de ne pas rentrer dans une prochaine réunion avec cette demande et ne plus etre capable d etre productif voir attentif. Malheureusement, j'apprends que les toilettes de la boite sont bouchés. Je dois aller dans l'entreprise d'a cote qui prete ses locaux. Un nouveau malaise monte. En fait, les locaux de la boite et la connaissance et la confiance que j'ai avec les gens qui m'entourent me rendent capable de faire vite et de ne pas me disperser si des gens passent dans le couloir a ce moment la. Je suis donc allé aux toilettes dans la boite d'a cote, mais sans résultat. Pas assez intime pour esperer se concentrer, rester un peu de temps pour passer de l'eau sur mon visage et revenir à mon bureau trouver mon stick large menen pour redonner un peu de fraicheur la dessous. Je dois donc accepter le fait que la journée va etre tres longue et tres dur.
- le repas du midi calme le jeu, un collegue m'invite et il fait bien à prendre un repas avec u n petit verre et discuter paisiblement. Il a 55 ans, tres calme, et tres sympa; ca m'a permis de souffler.
Par contre, le retour fut tres difficile. Les femmes de la boite sont peu nombreuses mais jolies et surtout complices sur de nombreux points mais pas sexuel(je ne referais plus jamais cette erreur d'ailleurs). Je ne suis pas attiré pour aller plus loin dans une relation qu'une relation amicale avec toutes ses femmes, mais ce début d'apres midi m'a fait souffrir comme bien d'autres fois quand la demande gronde. ma concentration dans mon travail s'est peu à peu éteinte pour laisser place à des tchats avec mes collegues ou mes contacts msn dont des anciennes partenaires sexuelles.
C'est horrible car si cette montée n'était pas la je ne les derangerais pas... Mais le besoin se faisait sentir de maniere tellement grande, puis j'ai réussi à trouver des echapatoires dans le boulot, en me levant, en faisant des taches ou je pouvais bouger et m'eclipser en quelques sortes. ca a duré jusqu'a 18H50...
- une fois passé vite fait chez le petit casino pres de chez moi, je suis enfin arrivé chez moi. Me focalisant pas sur ce sujet de suite, je me permet de ranger un peu, preparer à manger, faire des pompes, fumer une grosse douille de shit (pour la partie hyperactivité et qu'enfin je me pose dans ce foutu canapé a la place de courir autour).
Bon normalement, je suis enfin pret à bosser mon anglais, et faire un peu de sport (les effets du shit sur mon organisme, meme pur me font seulement souffler un peu, me permettent d'avoir une meilleure concentration et ne me casse pas les capacités physiques). J'allais m'y mettre mais la la demande n'attendra plus. alors je me masturbe jusqu'a plus soif (c'est ce que je me dis) pour pouvoir enchainer. Je me suis masturbé 4 fois. j'ai allumé ma serie anglaise et j'ai commencé mon sport. je me rassois et je sens l'erection qui revient. alors je recommence et par contre la j'en ai un peu marre alors je me mets à changer le programme et passe sur internet pour regarder si il y a pas un medoc ou une solution pour ce point qui me derange tous les jours. et me voila ici.

Je dirais que cette journée reflete un peu mais pas assez ce probleme. J'ai vu dans vos messages une partie de mon quotidien. exemple le weekend dernier avec une partie de jambe en l'air qui a duré je pense 6H sur toute une nuit. Je ne reverais pas la femme avec qui j'étais, elle etait contente mais ne voudra pas subir ca tous les jours je l'ai bien ressenti comme bien des fois. et surtout, je n'ai pas réussi à etre veritablement comblé. Ce genre de chose je ne le dis à plus personne, on me critiquerais et jugerais sans penser que je puisse vraiment en souffrir. Je suis reparti de chez cette femme vers le domicile ou j etais censé dormir ce soir la en courant à 10H du matin et j'ai attaqué la journée jusqu'a 2H du matin le dimanche en allant à la plage et en faisait une soirée bien arrosé. Le soir juste avant de dormir, j'ai du aller aux toilettes pour me vider sinon je pense que j'aurais eu beaucoup de mal à dormir.

Ca n'arrete jamais, ca revient de plus en plus vite, ca ne me plais plus à ce niveau la et je veux trouver des solutions.

Je vous en prie aidez moi

Posté par Mano, 08.07.09 à 00:03

Bonsoir Mano

Je viens de transmettre votre message à Samael, qui est le plus capable à vous répondre, puisqu'il est H. Je pense qu'il vous répondra directement par courriel d'ici quelques jours.

J'espère qu'il pourra vous aider à trouver une solution

Posté par Gianni, 08.07.09 à 00:24

Hypèrsexuel

C'est en effet une vision satisfaisante .
Pour me débarasser de mes pultion exhibitioniste pèrturbatrices,de bonne heure, j'ai resenti le besoin net de me faire castrer .(le besoin de détruir ces horribles glandes) Cette orientation n'est pas admise,elle fait meme croire que la castration est une punition horrible avilisante,alors que renier le sexe réprimé,dérange énormément la société .A + ?

Posté par Sortylege, 03.11.09 à 08:11

@ Sortylege

Merci pour ton témoignage.
Comme Flammel le disait sur le forum des H, avant sa fermeture, la société semble être dérangée pas la sexualité "hors-normes". Pourtant, avec un petit peu d'empathie, on peut arriver à se comprendre les uns les autres !
J'ai fait suivre ton message à Flamel, beaucoup plus apte à parler des sujets de la castration et de l'hypersexualité que moi.
Le "problème" de la castration vient du fait que certains le vivent mal, alors que d'autres se sentent mieux....
J'ignore les Lois des autres pays, si à défaut de le faire dans le sien, on pourrait le faire ailleurs plus facilement ?

A+

Posté par Gianni, 03.11.09 à 22:56

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